Rihanna

Je pourrais écrire un long article, comme je l’ai fait précédemment, impliquant l’œuvre dans le réel.
Je pourrais évoquer l’engagement de Rihanna pour la musique,
Je pourrais évoquer l’engagement de Rihanna dans la culture,
Je pourrais évoquer l’engagement de Rihanna contre le racisme,
Je pourrais évoquer l’engagement de Rihanna contre les violences faites aux Femmes,
Je pourrais reprendre le mot de Diderot concernant le portrait fait par Charles André van Loo pour évoquer ses contradictions apparentes,
« J’ai un masque qui trompe l’artiste, soit qu’il y ait trop de choses fondues ensemble, soit que les impressions de mon âme se succédant très rapidement et se peignant toutes sur mon visage, l’œil du peintre ne me retrouvant pas le même d’un instant à l’autre, sa tâche devienne beaucoup plus difficile qu’il ne la croyait »
De l’arbitraire du structuralisme linguistique à la vie, du mot à l’agir, l’expression est permise par les modalités de rencontres ouvrant à l’émergence de l’apparition.
L’image comme la poésie est une volonté de rendre compte du réel soit dans une adhésion avec Yves Bonnefoy, soi dans un dialogue avec Francis Ponge.
L’œuvre est là, entre le support et la surface, entre le sujet et sa représentation.
Amedeo Modigliani disait « Quand je connaîtrai ton âme, je peindrai tes yeux. »
Il y a un supplément d’âme possible à transcrire dans l’unité de l’œuvre au réel.
Représenter les yeux, ce n’est pas les peindre. Pour cela il faut de la communion.
Il y a du Dionysiaque dans l’Apollinien, et l’œuvre est la trace d’un lien intériorisé et matérialisé sur la surface de l’image, ouvert à la sensibilité de l’auteur.
La vérité en peinture est l’expression d’une coïncidence à l’être transcrite par la matérialité en image.
L’œuvre n’a pas besoin d’explication, elle émerge comme la mise en présence des possibles dans un c’est advenu.




