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Image à dessein

Poème à mon frère blanc

Léopold Sédar SENGHOR

Cher frère blanc,
Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand j’ai peur, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.


Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.


Alors de nous deux,
Qui est l’homme de couleur ?

Ceci n’est pas une peinture, ceci n’est pas une photographie

Rihanna

Dessin aux marqueurs à Alcool et rehauts sur papier d’après une photographie de Rihanna pour Vogue Brazil 2014 par Mariano Vivanco

Je pourrais écrire un long article, comme je l’ai fait précédemment, impliquant l’œuvre dans le réel.

Je pourrais évoquer l’engagement de Rihanna pour la musique,

Je pourrais évoquer l’engagement de Rihanna dans la culture,

Je pourrais évoquer l’engagement de Rihanna contre le racisme,

Je pourrais évoquer l’engagement de Rihanna contre les violences faites aux Femmes,

Je pourrais reprendre le mot de Diderot concernant le portrait fait par Charles André van Loo pour évoquer ses contradictions apparentes,

« J’ai un masque qui trompe l’artiste, soit qu’il y ait trop de choses fondues ensemble, soit que les impressions de mon âme se succédant très rapidement et se peignant toutes sur mon visage, l’œil du peintre ne me retrouvant pas le même d’un instant à l’autre, sa tâche devienne beaucoup plus difficile qu’il ne la croyait »

De l’arbitraire du structuralisme linguistique à la vie, du mot à l’agir, l’expression est permise par les modalités de rencontres ouvrant à l’émergence de l’apparition.

L’image comme la poésie est une volonté de rendre compte du réel soit dans une adhésion avec Yves Bonnefoy, soi dans un dialogue avec Francis Ponge.

L’œuvre est là, entre le support et la surface, entre le sujet et sa représentation.

Amedeo Modigliani disait « Quand je connaîtrai ton âme, je peindrai tes yeux. »

Il y a un supplément d’âme possible à transcrire dans l’unité de l’œuvre au réel.

Représenter les yeux, ce n’est pas les peindre. Pour cela il faut de la communion.

Il y a du Dionysiaque dans l’Apollinien, et l’œuvre est la trace d’un lien intériorisé et matérialisé sur la surface de l’image, ouvert à la sensibilité de l’auteur.

La vérité en peinture est l’expression d’une coïncidence à l’être transcrite par la matérialité en image.

L’œuvre n’a pas besoin d’explication, elle émerge comme la mise en présence des possibles dans un c’est advenu.

APPENDICE

HAPPY VALLEY

Le poids du silence comme entrave à la résolution des atteintes au corps et à l’âme.

Tant que les questions ne sont pas posées, ouvrant à un dialogue en Humanité, il n’y a pas de réponse possible.

Le « non-dit pose problème »,

C’est la qualité des silences qui marque le sous texte de cette narration, allant du vide stupéfait au réflexif en passant par le mutisme se voulant protecteur.

Cependant, du non-dit à la révélation, c’est l’enchainement des drames.

Sans se vouloir libératoire, la parole ouvre au choix permettant la recomposition d’un monde réuni.

Appendice

Autopsie d’un drame

Je me suis étonné à regarder et à adorer cette série, malgré l’absence de crédit de l’happy end.
Il est entré chez eux en leur absence, il les a volés, brutalisés, et a utilisé la rumeur publique pour dissimuler ses agissements.
Les intérêts d’un individu, d’un groupe ont ruiné les efforts de construction d’une famille.

Image à dessein

Philosophie par la géométrie

Gilles Deleuze

Penser, c’est toujours interpréter, c’est-à-dire expliquer, développer, traduire un signe. Traduire, déchiffrer, développer sont la forme de la création pure. Il n’y a pas plus de significations explicites que d’idées claires. Il n’y a que des sens impliqués dans des signes ; et si la pensée a le pouvoir d’expliquer le signe, de le développer dans une Idée, c’est parce que l’Idée est déjà là dans le signe, à l’état enveloppé et enroulé, dans l’état obscur de ce qui force à penser. Nous ne cherchons la vérité que dans le temps, contraints et forcés. Le chercheur de vérité, c’est le jaloux qui surprend un signe mensonger sur le visage de l’aimé. C’est l’homme sensible, en tant qu’il rencontre la violence d’une impression. C’est le lecteur, c’est l’auditeur, en tant que l’oeuvre d’art émet des signes qui le forcera peut-être à créer, comme l’appel du génie à d’autres génies. Les communications de l’amitié bavarde ne sont rien, face aux interprétations silencieuses d’un amant. La philosophie, avec toute sa méthode et sa bonne volonté, n’est rien face aux pressions secrètes de l’oeuvre d’art. Toujours la création, comme la genèse de l’acte de penser, part des signes. L’oeuvre d’art naît des signes autant qu’elle les fait naître ; le créateur est comme le jaloux, divin interprète qui surveille les signes auxquels la vérité se trahit.

Gilles Deleuze, Proust et les signes,1964

Image à dessein

Les périodes pauvres

Alors qu’entre temps il y ait des périodes pauvres, c’est très normal. C’est pas le fait de la pauvreté qui est gênant. C’est l’insolence, ou l’impudence de ceux qui occupent les périodes pauvres.
– (…)
– Bien sûr ils sont contents! Plus ils sont bêtes, plus ils sont contents. Comment t’expliquer…Pour prendre des choses plus sérieuses que ces jeunes sots.(…) Traverser un désert, c’est pas très compliqué. C’est pas grave. Ce qui est terrible, c’est naître dedans. Grandir dans un désert. ça, c’est affreux.
– Tu veux dire pour les jeunes qui ont 18 ans aujourd’hui?
– Oui. Ce qui est terrible dans les périodes pauvres, quand les choses disparaissent, personne ne s’en aperçoit. Pour une raison simple, c’est que lorsqu’elle disparaît, ça ne manque pas.
La période stalinienne a fait disparaître la littérature russe. Mais les Russes ne s’en sont pas aperçus. le gros des Russes. Une littérature qui a été une littérature bouleversante dans tout le dix-neuvième siècle disparaît. J’entends bien…bon…on nous dit “maintenant il y a les dissidents etc”. Mais au niveau du peuple, du peuple russe, SA littérature a disparu. SA peinture a disparu. Et personne s’en est aperçu! (…)
– On préforme ce que sont les besoins d’un public.
– Oui, et c’est cela qui définit la période de sécheresse. (…) La disparition de toute critique littéraire au nom de la promotion commerciale. Quand je dis que ce n’est pas grave, …il y aura ou des circuits parallèles, ou tout un marché noir…Ce n’est pas possible qu’un peuple…La Russie a perdu sa littérature, elle la reconquerra. Elle va la reconquérir. Tout cela, ça s’arrange. Les périodes riches succèdent aux périodes pauvres. Malheur aux pauvres.
– (…) alors comment ça ressurgit? T’as déjà vu une période riche succéder à une période pauvre?
– Oui (…) C’est ce que Nietzsche dit si bien: une collectivité lance une flèche dans l’espace. Elle tombe. Et puis quelqu’un viendra la ramasser et la lancer ailleurs. Ben ça marche comme ça, la création, la littérature. ça passe sur des déserts.

Gilles Deleuze

Appendice

Tchernobyl

Un drame pour définir un monde,

Le témoignage final comme révélateur qui oppose : d’une part une même société basée sur le mensonge qui s’enlise dans la répétition des mêmes causes ayant pour conséquences les mêmes erreurs, et d’autre part des Hommes qui choisissent la vérité pour construire un monde en pleine lumière.

A partir des faits, quel monde en devenir ?

Luftmench

Je suis un Luftmench non seulement par la perte de mes origines, mais également celle des lieux qui ont constitué mon parcours.

L’art est un véritable fil d’Ariane liant les enjeux de mon histoire.

L’Histoire, face à face – Apollon en scaphandre intergalactique

Né à Besançon, j’ai vécu mes cinq premières années à Kinshasa Zaïre (RDC).

J’ai parlé Ingala, langue Bantoue, avant même de parler Français.

L’expression de cette lague résulte du lien culturel permis par mes parents dans le cadre de la francophonie mêlant artiste Zaïrois et Français.

Des Beaux-Arts de Kinshasa à la maison j’ai vu et croisé le monde artistique et culturel dont l’émulation n’avait pas de frontières.

Ce contexte ma donné à voir le trait d’union entre les communautés.

Le travail du cuivre, de la peinture, de la sculpture a marqué mon esprit.

Le Zaïre à disparu, et je n’ai pas découvert le Congo, qu’importe, c’est toujours Kinshasa, doté de cette créativité principielle.

Avec le temps, j’ai traversé le monde, je me suis confronté aux cultures et la variation de leurs enjeux.

La Nouvelle-Calédonie, zone entre totem et tabou, marquant le rapport du territoire aux ancêtres. Si les morts nous écoutent, ils ont également des lieux et des modalités de présences caractéristiques. Du passé au présent, l’Histoire construit les possibles pour les Hommes.

Ce fut aussi la découverte de l’architecture comme reflet de la société magistralement transcrite par Renzo Piano dans le Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou, Nouméa.

Je suis un Luftmench dont le regard s’est composé dans le patchwork cousu d’un fil d’Ariane constituant l’image d’un monde ne cessant d’être en devenir constamment fragmenté dans ses apparitions.

Ma formation est académiquement avec une solide culture classique.

Le fil d’Ariane a rompu, brouillant le chemin à travers les myriades de perspectives qui s’entremêlent dans un labyrinthe de représentations en miroir.

En contrepoids un monde non-dit, non exprimé, qui pose le problème de l’ouverture d’une perspective.

L’usurpation d’identité, comme le plagiat confronte l’authenticité d’une ontologie expressive à son reflet vidé de sa substance motrice actualisant le propos de Gilles Deleuze « La violence est ce qui ne parle pas. »

Les institutions balaient mes questions d’un revers de silence.

Par le plagiat on usurpe l’identité pour confondre les responsabilités et détourner leurs conséquences en apparition alors qu’un dialogue ouvre aux choix et permet la construction en pleine lumière sur des bases équitables.

D’une main à l’autre, échanger un fil d’Ariane comme une monnaie Kanak, preuve d’un respect mutuel qui ouvre au dialogue et permet la composition d’un avenir structuré par une conscience commune.

Contraindre et voler c’est violer la liberté de l’Homme, là où le dialogue peut ouvrir à la participation par l’échange d’intérêts communs.

Le fil d’Arianne rompu s’est entremêlé dans un nœud gordien.

A la manière de Roger Botembe, le couteau à peindre à la main, d’un geste net, recouvrant les fils entremêlés constitue la toile de la vie pour permettre la construction en pleine lumière d’un monde authentique.

Sur la toile la confrontation de Thésée avec la créature personnifiée par le Minotaure, Homme au masque de deuilleur, constitue le point d’achoppement entre les modalités d’apparitions entremêlées.

Si pour Gilles Deleuze « C’est dans l’écroulement général de la question – qu’est-ce que ça veut dire ? – que le désir fait son entrée. » la réponse doit pouvoir s’exprimer en pleine lumière révélant son primat d’authenticité.

Philippe Mohlitz et la question de la place de l’artiste

Comme le geste du burin sur le cuivre, l’artiste révèle le monde.

Le créateur mis de côté au profit du plagiaire, c’est l’identité qui est en question.

Publiée le 11/01/2022 sur Apollon en scaphandre intergalactique
https://atlas.hypotheses.org/3090

Publiée le 25/01/2022 sur Apollon en scaphandre intergalactique
https://atlas.hypotheses.org/3105

Publiée le 01/02/2022 sur Apollon en scaphandre intergalactique
https://atlas.hypotheses.org/3125

Les questions sont balayées d’un revers de silence marquant le pire des mépris, porté envers les origines de l’artiste à vocation Humaniste.

Photographie littéraire

Le plagiat a ce point commun avec le viol, que l’on vous prend à votre corps défendant une part de votre ontologie, vous laissant impuissant à la recherche d’une explication que les institutions balaient d’un revers de silence marquant leur mépris.

Malheureux évènement Philippe Mohlitz

Photographie littéraire

Le monde social provoque des confrontations dont le surréalisme dégage une étrange poésie.

J’entrais dans une grande enseigne quand j’ai été interpelé par un homme représentant une association d’éducation des enfants, à quoi j’ai répondu que je ne suis pas concerné étant endurci dans le célibat.

Des faits à la projection, il m’a demandé si je ne voulais pas d’enfant.

Silence… Je n’ai pas de réponse à apporter à une telle question.

La responsabilité imposée par la vie donnée suppose l’ouverture de perspectives au monde.

Transmettre, c’est permettre le passage d’une histoire passée vers un monde possible dans la construction d’un Humanisme.

Par usurpation d’identité, plagia, racisme, mobbing, …, diffamation, j’ai été privé des conséquences mes recherches accordées à d’autres.

De ce débrayage, des compétences vis-à-vis de ses conséquences résulte l’impossibilité d’avancer dans la perspective d’un monde à construire.

La rigueur de mes études, l’exigence de mon travail, la conscience d’un monde multiple par la fréquentation de l’autre en Humanité à travers les rencontres au Zaïre, en Nouvelle-Calédonie, puis l’installation à la Réunion et tous les espaces interfaces aux dialogues, ont enrichi mon âme contrainte au monologue par une société devenue indifférente à l’autre.

Ces Humanités reléguées aux images mentales plongées dans les souvenirs vivent en moi comme la promesse d’un dialogue esthétique toujours respectueux.

Du rêve en Humanité je me suis réveillé.

Il fait si froid dans ce monde qui pousse à la désillusion.

La vie à donner est une responsabilité que l’on ne peut envisager que sous condition d’un être au monde stabilisé dans une société ouverte à la construction dans la croisée des possibles.

La réponse à la question posée s’est fracassée sur les roches coupantes d’une société de surface.